OFFICIEL-CADRE Jean-Eudes Gannat

Jean-Eudes Gannat

Jean-Eudes Gannat, né en 1994, et est en première année de droit à l’Université d’Angers. Issu d’une famille de militants Front national, il commence à militer à quatorze ans, lors des élections cantonales de 2008. Il est nommé secrétaire départemental du  FN Jeunesse (FNj) pour le Maine-et-Loire en novembre 2012 .

Contact : 06 81 64 29 99

Courriel : gannat@fnjeunesse.fr

Contact : 06 81 64 29 99

Courriel: gannat@fnjeunesse.fr

élections cantonales de 2008. Il est nommé secrétaire départemental du  FN Jeunesse (FNj) pour le Maine-et-Loire en novembre 2012 .

Secrétaire départemental FN Jeunesse adjoint

Pierre-Augustin Guillermet

né en 1993, angevin depuis 1999, en troisième année d’histoire à l’Université catholique de l’ouest

|| Direction nationale

Pôle formation

Formation politique, porte-parolat
Julien ROCHEDY

rochedy@fnjeunesse.fr

|| Présidente statutaire

Marine Le Pen, née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine, est l’actuelle présidente élue du Front national (FN) et présidente statutaire du Front national de la jeunesse (FNJ), succédant à Jean-Marie Le Pen. Elle est officiellement à l’issue du XIVe Congrès du mouvement, organisé les 15 et 16 janvier 2011 dans la ville de Tours. C’est le président-fondateur Jean-Marie Le Pen, élu par acclamation président d’honneur du mouvement qui annonce que Marine Le Pen remporte la présidence du Front national avec 67,65 % (11546 voix) des votes contre Bruno Gollnisch avec 32,35 % (5520 voix).

Inscrits : 22403
Votants : 17127
Participation : 76,45 %
Exprimés : 17068
Blancs : 35
Nuls : 24

Le 20 janvier 2011, à l’occasion de la présentation du nouvel organigramme du Front national, Marine Le Pen nomme Nathalie Pigeot à la direction du Front national de la jeunesse (FNJ), en remplacement de l’ancien coordinateur national, David Rachline.

Depuis son élection comme présidente du mouvement en janvier 2011, Marine Le Pen est la candidate investie par le Front national (FN) à la présidence de la République française, en vue de l’élection présidentielle de 2012. Elle est actuellement créditée de 22 à 25 % des intentions de vote, dont 36 % chez les ouvriers. Elle est également plébiscitée par les jeunes et en hausse régulière dans les sondages d’opinions favorables. En mai 2011, un sondage la crédite de 37 % d’intentions de vote au second tour de l’élection présidentielle de 2012 contre une éventuelle candidature Strauss-Kahn (PS).

Outre sa fonction de présidente du Front national, Marine Le Pen est conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais (depuis 2010) et député européen non-inscrit du Nord-Ouest (depuis 2004). Elle est également ancienne conseilère régionale d’Île-de-France (2004-2010) et conseillère municipale d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais (2009-2011).

1973-2011 : Jean-Marie Le Pen

|| Directrice

Nathalie Pigeot est l’actuelle directrice du Front national de la jeunesse (FNJ), nommée le 20 janvier 2011 par la présidente du FN et présidente statutaire du FN Marine Le Pen. Elle remplace David Rachline, nommé en 2009 et affecté désormais au secrétariat national à la communication numérique.

Née le 7 août 1972 dans le Tarn-et-Garonne, Nathalie Pigeot est mariée et a deux enfants. Elle est adhérente au Front national depuis 1992 et a milité au Front national de la jeunesse de Lorraine pendant de nombreuses années, région où elle s’est installée cette même année. Depuis 2004, elle siège à son Conseil régional sur les bancs du groupe FN. Elue en janvier 2011 au XIVe Congrès du Front national à la 92e place de son Comité central, elle est nommée au Bureau politique (BP) par Marine Le Pen avec la fonction nouvelle de directrice du FNJ, officialisée le 20 janvier dans le cadre de la présentation du nouvel organigramme du mouvement.

Nathalie Pigeot présente ses orientations et perspectives aux militants du Front national de la jeunesse dans le cadre d’un Conseil national tenu au siège du Front national, à Nanterre, le 14 février 2011. En préalable aux élections présidentielles de 2012, elle préside une série de réunions de formation à destination des jeunes du Front national dont les premières sont organisées au siège du mouvement, les 29 et 30 avril 2011, veille du « Printemps social » du 1er-Mai devant officialiser la candidature de Marine Le Pen à la présidence de la République française, avec de nombreux intervenants : Marine Le Pen elle-même, ainsi que Philippe Olivier, Julien Sanchez, David Rachline, Nicolas Bay, Jean-François Jalkh, Dominique Martin…

Professionnellement, Nathalie Pigeot a pendant quinze années travaillé dans le management et la communication pour une grosse société.

Contact: nathalie.pigeot@frontnational.com

|| 2009-2011 : coordinateur national

DAVID RACHLINE – Né le 2 décembre 1987 à Saint-Raphaël, David Rachline est un militant nationaliste et cadre du Front national, conseiller municipal de Fréjus et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Hors mandats électifs, il devient sur proposition de Jean-Marie Le Pen, à partir de juillet 2009, coordinateur national du Front national de la jeunesse (FNJ), qu’il contribue à repolitiser, former et réimplanter dans plus de quatre-vingt fédérations départementales.

Ayant commencé à militer dans le mouvement patriote en 2001, David Rachline adhère au Front national l’année suivante, attiré par le succès du parti de Jean-Marie Le Pen, parvenant à se qualifier au second tour des élections présidentielles en ralliant 5 millions et demi de Français. Devenu militant frontiste, David Rachline, à l’occasion des élections régionales de 2004, mène campagne pendant près d’une année en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. À la suite de quoi il se voit confier la responsabilité du Front national de la Jeunesse dans le Var, en tant que chargé de mission départemental (mandat qu’il conserve jusqu’en septembre 2009 et son affectation exclusive à la Direction nationale du FNJ).

Durant la crise du Contrat de première embauche (CPE), au printemps 2006, David Rachline, tout juste majeur, crée un mouvement étudiant patriote dans son département du Var ; lequel transmet l’opinion du Front national à ce sujet – « Le CPE ne mérite ni les acclamations de la droite, ni les huées de la gauche.« , selon la formule de Jean-Marie Le Pen – et s’oppose aux bloqueurs des lycées varois. En juillet suivant, tout juste bachelier, il est appelé par la Direction de campagne de Jean-Marie Le Pen à rejoindre le siège du Front national à Saint-Cloud, pour participer activement aux campagnes successives de 2007 : les élections présidentielles et législatives. Il dirige alors la campagne jeunesse de Jean-Marie Le Pen à travers la coordination du CAP – Comité d’action présidentielle – Jeunes et une participation active à l’association des Jeunes avec Le Pen, créée au demain du 21-Avril, et qu’il contribue à remettre sur les rails au titre de nouveau porte-parole. A l’été 2007, David Rachline participe à l’ouvrage collectif Jeunes Nationalistes d’aujourd’hui (Déterna), où il explique les motivations et la nature de son engagement au service de la Nation française aux côtés d’autres figures du nationalisme. Le 18 novembre 2007, dans le cadre du XIIIe Congrès du Front national organisé à Bordeaux, David Rachline est élu 56e au Comité central du parti ; étant le deuxième membre le plus jeune de ce dernier.

En mars 2008, David Rachline présente une liste Front national à Fréjus dont il est la tête de liste. Il obtient 12,5 % des voix, l’un des meilleurs scores de sa formation à ces élections de 2008. Le même mois, il est parallèlement candidat à l’élection cantonale de Grimaud (Var) où il obtient 9,5 % ; ne parvenant à se qualifier au second tour. En juin suivant, David Rachline est candidat à l’élection cantonale partielle de Fréjus où il obtient 12,9 %, améliorant ainsi son score des municipales d’une centaine de voix. L’année 2008 marque aussi pour lui un rapprochement entre lui et les nationaux-révolutionnaires, ainsi qu’avec Alain Soral d’Égalité et Réconciliation, qu’il refusera cependant de suivre et de soutenir quand celui-ci quittera le Front national, en février suivant.

D’avril à juin 2009, David Rachline participe activement à la campagne pour les élections européennes, au titre de coordinateur national des campagnes du FNJ ; nommé depuis (juillet 2009) premier coordinateur national du FNJ, succédant au désaveu de Loïc Lemarinier, dernier Directeur national du FNJ. Lors des élections régionales 2010, il figure sur la liste de Jean-Marie Le Pen, en troisième position dans le Var, et est élu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur : il est le benjamin des vingt-quatre conseillers régionaux frontistes de cette assemblée. En septembre 2010, David Rachline décide la création d’une nouvelle publication officielle du Front national de la Jeunese, après des années d’absence, Les Jeunes au Front ; nouveau bimestriel du mouvement qu’il lance le mois suivant. Il en est le directeur de publication, aux côtés de plumes issues de la Coordination nationale et du Bureau national du FNJ. Représentant son pays au Campo nazionale giovanile Mediterranea du parti La Destra en octobre 2010 à Naples, Rachline est le partisan d’une union programmatique large des jeunes patriotes européens dans le cadre de leurs luttes communes contre le Système libéral.

Depuis l’origine de son engagement politique, David Rachline se sent une proximité politique évidente avec Marine Le Pen, qu’il connaît personnellement depuis 2003. Pour autant, il s’évertue à maintenir le Front national de la Jeunesse dans une situation de neutralité, dans le cadre de la campagne interne en vue du XIVe Congrès du parti (janvier 2011).

Présent à chaque échéance électorale, il est de nouveau candidat aux élections cantonales en mars 2011 sur le canton de Fréjus, pour remplacer le conseiller général UMP Maurice Accary. Dès les premières semaines de la présidence Marine Le Pen, sur le terrain électoral, le Front national progresse, et le Front national de la jeunesse encore plus. Ainsi, les quelques 5 % de candidats « jeunes » – 18 à 30 ans inclus – présents au premier tour des élections cantonales pour représenter le FN, deviennent au second tour 8 % des candidats qualifiés. Avec parfois des scores impressionnants et de très bonnes progressions d’un score à l’autre. Les deux élus FN ne sont, toutefois, pas membres du FNJ. Mais significativement, l’ancien coordinateur national de ce mouvement qu’est David Rachline, de nouveau candidat, figure ainsi en tête des scores nationaux du FN avec 39,4 %, alors qu’il avait terminé à 12,5 % à l’élection municipale, en 2008. Il manque de peu d’être élu, avec 48 % des voix contre le candidat UMP, maire de Fréjus et conseiller général sortant.

Au sein du mouvement où David Rachline est devenu l’un des deux secrétaires nationaux à la communication numérique, avec Julien Sanchez, le 20 janvier 2011 – lendemain du Congrès électif de Tours – il conseille toujours informellement la Direction nationale du FNJ, en coopération avec la nouvelle directrice de ce dernier, Nathalie Pigeot. David Rachline intègre également la commission d’investiture du Front national en mai 2011, structure d’arbitrage des candidatures frontistes aux élection, dont il devient le benjamin et seul membre immédiatement issu du FNJ à y accéder.

En dehors de la politique, David Rachline est passionné de Formule 1.

|| 1973-2009 : directeurs nationaux

1973 – 1983 : Christian Baeckeroot
1983 – 1986 : Carl Lang
1986 – 1992 : Martial Bild
1992 – 1999 : Samuel Maréchal
1999 – 2000 : Guillaume Luyt
2000 – 2001 : Erwan Le Gouëllec
2001 – 2004 : Louis-Armand de Béjarry
2005 : Arnaud Frery
2005 – 2008 : Alexandre Ayroulet
2008 – 2009 : Loïc Lemarinier

Lettre aux jeunes Français

Charte des Jeunes avec Marine (JAM), par Julien Rochedy

Etre jeune aujourd’hui, c’est devoir accepter le monde tel qu’il est, sans avoir aucun espoir d’en changer, ou simplement de pouvoir l’améliorer. Partout, tout le temps, on nous dit que nous ne pouvons rien faire contre la mondialisation, qu’elle est un fait, et que nous devons subir ses conséquences souvent désastreuses sans rien dire, et, si possible, avec le sourire. Partout, tout le temps, on nous dit que nous sommes dans l’Union Européenne et que c’est génial, même si la zone européenne est dans le monde celle qui a connu le moins de croissance ces dernières années, et que chacun s’accorde à dire que le monde européen est en pleine décadence. Ce n’est pas grave on vous dit ! C’est génial ! On nous dit que ceux qui envisagent une autre Europe – et donc qui veulent se débarrasser de celle-ci – sont des fous, des extrémistes, des insensés, et que par conséquent il n’y a rien à faire d’autre que d’accepter poliment l’Europe telle qu’elle est. Idem pour l’Euro : « revenir » au Franc serait une régression, et même si de nombreux économistes parlent de la crise de la monnaie unique, même si beaucoup expliquent que cette monnaie n’est pas viable, surtout dans un contexte de crise, ce n’est pas important : les « experts » médiatiques et politiques, les « gens sérieux », les cols blancs à revers noirs nous expliquent à la télévision que sortir de l’Euro serait une catastrophe et que ceux qui le souhaitent sont des malades mentaux. Rien à redire là-dessus donc, passez votre chemin. On nous dit aussi que l’immigration massive, que la France et l’Europe connaissent, est un fait inévitable, que nous ne pouvons pas bâtir des murs autour de nos Nations, ce qui est vrai, et qu’ainsi des millions de personnes vont venir nécessairement sur notre continent sans qu’on y puisse quoi que ce soit. C’est donc ça l’avenir, le multiculturalisme, le métissage, la disparition de la civilisation française et européenne telle qu’on la connait depuis des siècles et des siècles, voire des millénaires. C’est comme ça. Refuser un tel avenir, c’est être un odieux xénophobe, un raciste monstrueux, un mangeur d’enfants et un bourreau en herbe. De même, penser que la société de consommation, telle que nous la connaissons actuellement, sans foi ni loi, et qui a érigé l’argent en véritable Dieu, n’est pas un modèle parfait de société, et qu’il lui manque tout de même certaines valeurs fortes, celles que notre tradition et la culture nous ont léguées – eh bien penser une chose pareille fait de vous un passéiste, un rétrograde, un imbécile. Donc il vaut mieux ne pas penser du tout, c’est mieux ainsi. En gros, nous ne pouvons – nous ne devons – rien changer à la société. Sois jeune et tais-toi. Accepte. Baisse la tête. Essaie de te faire un maximum d’argent. Et songe à déménager, à quitter la France : il arrive même qu’on entende ça…

La machine à désespérer

En somme, jamais jeunesse n’a eu moins de perspectives que celle d’aujourd’hui. Ou alors, des perspectives déprimantes, inquiétantes, noires : chômage, insécurité, vacuité culturelle, anarchie identitaire. Inutile de vous citer les chiffres car tout le monde les connait, tout le monde sait à quel point il est désormais dur pour un jeune de rentrer sur le marché de l’emploi. Tout le monde sait que c’est parmi les jeunes qu’il y a le plus de chômage, et par conséquent, que c’est eux qui ont le plus de difficultés à pourvoir à leur existence matérielle. Et en plus on entend partout une vérité qui fait peur : nous sommes dans une crise économique terrible, et celle-ci va s’amplifier. Avec elle toujours plus de plans d’austérité, donc moins de pouvoir d’achat, moins d’emploi, plus de précarité. Pas très réjouissant tout cela… Autre domaine inquiétant : la sécurité et le « vivre-ensemble ». Les jeunes connaissent mieux encore que leurs ainés les ratonnades, les viols, les rackets, les bagarres pour rien, les insultes dans le métro et dans la rue, les regards en chiens de faïence qui s’échangent entre toutes les communautés qui vivent désormais sur le territoire national. Beaucoup de jeunes ont bien conscience que cette triste réalité ne va faire qu’empirer, et que s’il est déjà difficile de vivre aujourd’hui dans une telle société que plus rien ne réunit, il sera sans doute encore plus douloureux d’y vivre dans dix, vingt, trente ans. Et ce n’est pas tout ! Au milieu de ces écueils et difficultés, beaucoup de jeunes ne peuvent même pas se repérer à l’aide de cadres, être mus par des valeurs fortes, être rassérénés par une identité solide. La plupart ne savent même plus qui ils sont, faute qu’on leur ait enseigné l’Histoire, et le reste déteste ce qu’ils sont, parce qu’on le leur a mal enseigné. Des lors, ils ressentent un néant en eux-mêmes, ils sont suspendus dans le vide, ils respirent dans une vacuité culturelle et identitaire contraire à tout idéal d’humanité. Quelles en sont les conséquences ? Beaucoup, hélas, beaucoup trop, cherchent à s’abandonner, à se perdre dans une consommation excessive d’alcool ou de drogues. Un très grand nombre se suicident aussi, un nombre alarmant. Ils cherchent en somme tout ce qui fait fermer les yeux.

Quelles sont les causes, qui sont les responsables ?

Alors, dans ces conditions, que faire ? Quoi penser ? Comment réagir ? Etre résigné, comme une bonne partie du système, come tous les puissants voudraient nous intimer de l’être ? Non merci, pas possible : des jeunes ne peuvent résolument pas accepter de ne plus croire en rien, de ne plus rien vouloir tenter pour améliorer, pour amender le monde. Si un peu de vie coule dans nos veines, c’est pour l’utiliser à bon escient, pour essayer de faire de notre mieux, sinon ça ne vaut pas la peine. Que faire donc ?

D’abord se demander d’où vient cette situation dramatique, quelles sont les causes des problèmes que nous connaissons. De l’économie jusqu’à la culture, les causes sont toutes politiques. Si la dette qui pèse sur nos épaules est immense, c’est parce que des hommes politiques l’ont contractée pour nous ; si le marché de l’emploi est bouché, que le niveau de vie baisse, c’est parce que des financiers et des spéculateurs ont pris la prééminence dans l’économie, et que celle-ci leur fut offerte sur un plateau par des hommes politiques ; si l’insécurité menace nos vies, bouleverse notre sérénité, détruit le « vivre-ensemble », c’est parce que des hommes politiques ont laissé des logiques mafieuses prospérer, c’est parce qu’ils ont laissé saborder l’éducation nationale, c’est parce qu’ils ont entassé des gens de toutes les origines, anarchiquement, dans des banlieues, c’est parce qu’ils n’ont pas pris les mesures nécessaires pour punir les coupables et défendre les victimes ; si l’immigration est massive, au point de peser à la baisse sur les salaires de tous les salariés français (et c’est pourquoi le grand patronat la souhaite : pour s’en servir comme d’une main d’œuvre bon marché), et surtout au point de menacer la cohésion identitaire et culturelle de tout un peuple, ce qui lui fait courir le risque de se déliter totalement, eh bien tout cela est dû à des hommes politiques qui ont bien voulu céder au patronat qui réclamait cette immigration, et céder encore à des revendications de l’extrême-gauche qui, à l’instar des trotskistes, a toujours plus ou moins clairement exprimé son souhait de changer les populations du vieux continent. Et j’en passe. On pourrait également rentrer dans le détail : à chaque fois, de près ou de loin, ce fut à des décisions politiques que nous devons notre situation actuelle.

La bande des trois

Ces décisions, elles ne furent pas prises au hasard, ni par n’importe qui. Depuis trente ans, elles ont été prises par trois partis politiques, trois uniquement, dont le nom a pu éventuellement changer entre-temps, mais qui sont restés les mêmes : l’UMP (ex-RPR), le Modem (ex-UDF) et le PS. Ces trois partis politiques ont gouverné la France, par leurs présidents successifs : Giscard pour l’UDF-Modem (le Centre), Mitterrand pour le PS, Chirac et Sarkozy pour l’UMP. Il leur est même arrivé de gouverner ensemble (ndlr : les différentes cohabitations, Mitterrand-Chirac, Chirac-Jospin, et Bayrou, chef de file des centristes, qui fut ministre sous trois gouvernements de droite !). Ces trois partis se sont partagés le marché, ont tous trempé dans des affaires douteuses, et occupent encore les différentes strates du pouvoir en France. C’est encore ces trois-là qui président à notre destin. Et aujourd’hui, à nouveau, pour l’élection présidentielle de 2012, on semble nous faire croire que seulement trois candidats sont susceptibles de l’emporter et de prendre la présidence : Sarkozy, Hollande et Bayrou. L’UMPSCENTRE. Le reste des candidats n’étant soi-disant pas sérieux, pas légitimes, pas crédibles, pas avalisés, en quelque sorte.

Qu’importe que ces trois candidats aient les mêmes idées sur à peu près tout. En tous les cas, sur tout ce qui engage véritablement notre avenir. J’exagère ? Je mets indûment « tout le monde dans le même sac » ? Sans doute oui. Et j’assume. Regardons-les d’un peu plus près…

Comme leurs prédécesseurs (Chirac, Mitterrand, Giscard), ils mènent notre pays dans une seule et même direction. Ils sont d’accord sur l’Europe, sur l’Union Européenne, sur le libre-échangisme sans frein ni protectionnisme, sur le dogme de l’Euro (« y rester à tout prix » disent-ils… mais pourquoi ?), sur la nécessité d’une immigration massive (200 000 « réguliers », sans parler des clandestins, qui rentrent en moyenne chaque année en France sous Nicolas Sarkozy, soit plus que sous Lionel Jospin !), sur le laisser-aller que connait la société dans les domaines de la culture, de l’école, de morale publique, et j’en passe, jusque dans celui de la sécurité ! D’accord sur tout. Leurs « grands combats politiques » ne s’expriment que sur la place d’une virgule, que sur des vétilles sans réelle importance.

Sans compter que la crise économique que nous connaissons les a rapprochés considérablement. Ne souhaitant pas réformer le système au niveau global, voulant persister dans une mondialisation sans freins ni lois, les trois sont forcés d’accepter les plans d’austérité que leur demandent les marchés financiers. Ils ne peuvent rien faire d’autre que d’essayer de ramener une certaine rigueur budgétaire – budget qu’ils ont eux-mêmes saigné – une certaine rigueur qui se fera nécessairement sur le dos des Français, comme nous avons pu le voir chez nos camarades grecs, et bientôt italiens, irlandais, portugais, espagnols, etc.

Une autre voie, une autre voix

Et comment nous font-ils accepter cela à votre avis ? Grâce à ce que je vous disais plus haut, ils se mettent à chanter, et avec eux bon nombre de médias, ce triste couplet : « Nous n’avons pas le choix, nous ne pouvons pas faire autrement, penser l’inverse serait être fou ». Et ça marche, on ne compte plus les résignés en France ! En vérité, ceux qui iront voter Sarkozy, Hollande ou Bayrou, en avril 2012, sont soit des naïfs qui s’imaginent que ces derniers feront demain ce qu’ils n’ont pas su faire hier, soit, avant tout, des résignés qui ne croient plus que l’on puisse changer quoi que ce soit. Soit l’un soit l’autre. Quelle tristesse !

Ils veulent avant tout faire croire qu’on ne peut rien faire d’autre que leur propre politique afin d’éviter qu’une candidate parvienne au pouvoir et puisse mener une tout autre politique. Cette candidate, c’est Marine Le Pen. Elle seule a un véritable projet alternatif à proposer à la France, un projet cohérent, réfléchi, clair, qui rompt vraiment avec tout ce qui a été fait depuis trente ans. Si jamais cette candidate arrivait au pouvoir et que son programme fonctionnait, ramenant la prospérité, la sécurité et la confiance, il deviendrait alors évident que les autres n’étaient que des incapables, des menteurs, et pour beaucoup même, des corrompus ! Ils font donc tout pour lui interdire la voie du pouvoir.

Pour ce faire, ils utilisent d’abord le vieil expédient du passé, celui qu’ils ont utilisé avec Jean-Marie Le Pen : la diabolisation. Ils disent en cœur que Marine est une extrémiste, qu’elle est « d’extrême-droite », qu’elle est « populiste », afin de faire peur dans les chaumières. Ils ne justifient plus leurs assertions calomnieuses, car ils n’ont pas d’arguments : ils jouent simplement sur les peurs, pour détourner les regards des Français de la seule alternative possible et crédible.

En quoi Marine Le Pen et le Front National sont-ils d’extrême droite ? Ont-ils déjà refusé les élections démocratiques, le choix du peuple ? Jamais. Le projet de Marine n’est ni raciste ni xénophobe, il est patriote et plein de bon sens. Ce n’est pas parce qu’on veut stopper une immigration à qui l’on a plus rien à offrir que l’on est xénophobe. Ce n’est pas parce qu’on veut réserver les aides aux seuls citoyens français (quelles que soient leur origine ou leur religion) qu’on est raciste. Marine ne s’oppose pas à l’avortement, et, sur la peine de mort, elle veut faire un référendum pour que les Français choisissent eux-mêmes. Quant à la défense inconditionnelle de la France, de sa souveraineté, de son peuple, de son économie – qu’y a-t-il d’étonnant dans le fait que des hommes politiques français élaborent des projets d’abord pour…la France ?

Oui, les solutions de Marine sont les bonnes

Ensuite, quand ils s’aperçoivent que la diabolisation ne marche pas avec Marine, ils changent leur fusil d’épaule. De fait, l’arme politique de la diabolisation ne fonctionne plus aujourd’hui, tant il parait ridicule aux Français de présenter une femme divorcée, avec trois enfants, ancrée dans son temps, et au discours raisonné et clair, comme une horrible fasciste futur dictateur et mangeuse d’enfants. Alors ils disent autre chose, ils utilisent un autre mensonge : le projet de Marine serait une catastrophe économique pour la France. Ah ! Tiens donc !

Il est déjà drôle de constater que cette critique provient précisément de ceux qui sont à l’origine, et qui sont les acteurs, du lent déclin économique que nous connaissons depuis des années, du chômage, de la baisse de la croissance, de la dette faramineuse etc. Quand un nul en économie vous dit que vous le seriez éventuellement, sous prétexte que vous ne voulez pas faire comme lui, c’est qu’a priori vous êtes sur la bonne voie !

Recouvrer sa souveraineté monétaire afin de pouvoir utiliser à nouveau la monnaie comme un outil économique (notamment en dévaluant, ce qui permettrait retrouver la compétitivité dont nous avons grand besoin) ; utiliser l’outil du protectionnisme (comme la plupart des pays dans le monde), afin de réindustrialiser notre pays, pour que la croissance reprenne, pour que notre pays exporte et produise ; et enfin redonner à la Banque de France ses prérogatives, lui permettre à nouveau de prêter au Trésor, pour ne plus être dépendant des marchés financiers, qui ont aujourd’hui tous les pouvoirs. Tels sont les trois grands axes du projet économique de Marine Le Pen, validé par de très nombreux experts, et seul capable de remettre la France sur les rails. Les autres ne proposent rien, si ce n’est continuer à faire ce qu’ils font déjà depuis trop longtemps et qui ne marche pas.

Que veut un jeune aujourd’hui ? Que souhaitons-nous, dans notre grande majorité ? Nous souhaitons trouver un emploi qui permette de nous garantir un pouvoir d’achat conséquent. Nous souhaitons ne plus avoir peur dans les rues. Nous souhaitons créer une famille et vivre dans notre pays. Nous souhaitons être bien formé et bien éduqué. Nous souhaitons, enfin, avoir une identité, être quelque chose, être fier de ce que nous sommes. Ces demandes sont légitimes et normales. Le projet de Marine peut seul nous garantir ces désidératas.

1° Les mesures économiques qu’elle propose permettront de recréer des emplois, et donc de retrouver la croissance. Sous le règne des autres, le chômage n’a fait qu’augmenter (en particulier chez les jeunes) et le pouvoir d’achat diminuer.

2° Marine Le Pen peut garantir la sécurité en punissant les délinquants comme ils doivent l’être, en favorisant les forces de maintien de l’ordre et en faisant appliquer la Loi, trop souvent bafouée, alors que les autres n’ont fait qu’abdiquer face aux mafias et aux voyous.

3° Marine veut aider et protéger les familles, par des mesures efficaces et justes (comme la possibilité de choisir le salaire parental, permettant aux femmes – ou aux hommes ! – qui le souhaitent d’élever leurs enfants en étant rémunéré). Elle seule peut permettre à la France d’avoir un avenir, là où les autres ne font que le biaiser.

4° Marine veut valoriser l’apprentissage, l’université, l’instruction nécessaire à l’épanouissement des jeunes, et ainsi faciliter leur entrée sur le marché du travail. Elle souhaite également que nous apprenions notre Histoire, essentielle pour savoir d’où l’on vient et donc où l’on va. Les autres, vous le savez, ont « saigné » les programmes d’Histoire, ce qui est scandaleux.

5° Marine veut arrêter les politiques d’immigration massive qui concourent dangereusement à la défrancisation de notre pays, en créant un monde de nomades sans racine. Elle veut empêcher le communautarisme, qui est en train de détruire tout bonnement le vivre-ensemble. Elle veut, enfin, nous redonner la fierté d’être français, afin de nous rendre la confiance en nous-mêmes et en notre avenir.

La candidate « naturelle » de la jeunesse

Autrement dit, un jeune qui veut avoir un avenir en France n’a pas le choix. Les autres (UMPSCENTRE) feront une France de l’insécurité, du chômage, de l’austérité, du communautarisme et de l’abêtissement. Et qu’on ne dise pas que ce n’est pas certain ! Ca fait déjà quarante ans qu’ils instaurent une telle France. Il n’y aura aucun deus ex machina ou je ne sais quelle opération du Saint Esprit qui les feront changer d’un seul coup.

Et puis, entre nous, nous qui sommes jeunes, nous qui sommes censés avoir plein de vie dans nos coeurs, plein de fougue, d’énergie et de volonté, comment pourrions-nous choisir une autre, dans cette élection présidentielle de 2012, que Marine Le Pen ? Comment pourrions-nous être conformistes et résignés, au point de voter toujours pour les mêmes ? Ce n’est sérieusement pas possible ! Une grande partie des jeunes, d’après les sondages, est déjà derrière Marine, mais il faudrait que toute la jeunesse le soit ! C’est possible ! Ça tient à pas grand-chose : une prise conscience et un esprit de révolte ! Deux éléments sans lesquels nous nous ne pourrons jamais avoir d’avenir, deux éléments sans lesquels il ne nous restera plus qu’à fermer les yeux.

Aux jeunes qui se posent encore des questions et qui hésitent, je ne saurais trop conseiller d’aller chercher la vérité par eux-mêmes, de ne jamais se contenter de ce que les grands médias et les « on-dit » éculés nous racontent. Qu’ils aillent par eux-mêmes écouter ce que dit réellement Marine Le Pen, qu’ils aillent lire son projet, qu’ils se renseignent sur la vraie nature de ses opposants, et, si cela ne suffisait pas à les convaincre, qu’ils viennent nous rencontrer dans nos réunions et nos meeting. Ils y verront le visage d’une France qui croit en elle et qui veut, qui peut, vraiment changer le cours du destin.

Venez donc nous rejoindre ! La France a encore de beaux jours devant elle, et ces jours, ce sont les vôtres !

Des valeurs pour notre jeunesse

Par Julien Rochedy

Nous vivons aujourd’hui une époque incertaine, au carrefour d’un monde ayant profondément changé depuis des décennies. La mondialisation s’est établie avec une vitesse inouïe, souvent avec perte et fracas, justifiée de manière péremptoire par une idéologie mondialiste qui veut que les nations, les cadres et les valeurs anciennes, soient dépassés par un soi-disant progressisme chantant.

Mais cette mondialisation-là, imposée sans vergogne aux peuples, est loin de recouvrir le visage d’un progressisme éminemment positif : au contraire, nous assistons malheureusement, depuis sa mise en place forcée, à une économie débridée et inhumaine, chaperonnée par une élite financière souvent sans foi ni lois. Se jouant de la morale, de la planète et de l’humanité, cette économie est en crise, et c’est aux peuples d’en payer le prix à coup de délocalisations et de faillites successives, entrainant une paupérisation et une précarité qui sans cesse grandissent.

L’idéologie mondialiste du tout-métissage, du tout-niveleur, au profit de l’économie libérale mondialisée, s’est établie comme pensée unique, mettant très gravement en péril le vieil esprit de liberté qui caractérisait la patrie gauloise. En conséquence, une gabegie morale et intellectuelle s’est instaurée au sein de la population française et européenne, remplaçant toutes les valeurs traditionnelles, qui jalonnent l’Histoire des civilisations, par des valeurs consuméristes qui, sous couvert d’un pseudo humanisme, n’ont de cesse de détruire les repères, d’entamer l’ordre et la cohésion sociale, et d’endormir les hommes par mille manipulations perverses.

L’ouverture béante des frontières, l’abandon du patriotisme, associés à la disparition de l’esprit de solidarité et de fraternité nationale, ont entrainé une immigration massive, faisant des êtres humains de simples marchandises déracinées. Ce déracinement, cette perte des valeurs, l’abandon du modèle assimilationniste républicain, ont produit une insécurité galopante, ainsi qu’un délitement de la culture française, désormais sacrifiée en faveur d’une société multiculturelle et communautarisée dont on ne cesse de vanter les mérites, sans pouvoir les observer toutefois.

Face à ce monde, la jeunesse, sommée de se plier sans faire d’histoires, se retrouve pourtant précarisée et aliénée. Mais il y a une jeunesse qui résiste, qui n’accepte pas ce que l’on vend comme étant des soi-disant évolutions auxquelles on ne pourrait rien. C’est une jeunesse qui ne veut pas sacrifier ses valeurs sur l’autel de la mondialisation, qui accepte, certes, que le monde change, à condition qu’il ne change pas ce qu’il y a de beau, de grand et d’humain sur terre : les valeurs familiales, la culture, l’héritage et les nations, qui sont sans aucun doute les garantes de la liberté, de la vraie égalité et de la fraternité. Cette jeunesse est au Front National de la jeunesse.

Pourquoi ? Parce qu’au sein du FNJ, celle-ci se bat sur le terrain politique, social et culturel afin que ne soit pas dilapidé l’héritage de nos aïeux ; afin que la France survive, comme une nation modèle et souveraine ; et afin que le monde soit plus juste et plus humain. Le FNJ est la seule structure d’opposition, valable pour les jeunes, au système mondialiste qui, à travers l’Europe de Bruxelles, la finance sans freins, l’immigration sauvage et une classe politique corrompue, ne fait que détruire la nation française, sa culture, ses valeurs et son héritage.

Le FNJ appelle tous les jeunes de France à venir militer dans ses rangs, en faveur d’une économie et d’une politique plus humaine et plus respectueuse des peuples et des hommes ; en faveur d’un nouveau patriotisme qui refuse une société vouée au communautarisme, au multiculturalisme ou à l’islamisation ; et en faveur, surtout, d’une jeunesse enracinée se battant pour des valeurs : des valeurs patriotiques et de souveraineté, des valeurs de responsabilité et de travail, des valeurs de famille et de solidarité – des valeurs humaines, en somme, de liberté !

Le FNJ porte de grandes valeurs

La jeunesse qui résiste est au FNJ

REJOIGNEZ-NOUS

Présidentielle 2012 — Compte-rendu d’étape par Gauthier Bouchet

LILLE — En parallèle à la Convention présidentielle de Marine Le Pen, les « Jeunes avec Marine » (LJAM), collectif de soutien jeune à la candidate, faisaient leur première réunion nationale depuis les Journées d’été de septembre 2011, à Nice. Créés l’an dernier, fortement implantés sur Internet — cinq mille « fans » revendiqués sur le réseau social Facebook — mais touchant aussi au militantisme réel, façon agit-prop, entre actions coup de poing sur le thème des « banksters » de la BNP, les primaires socialistes ou le renflouement de la dette grecque, les Jeunes avec Marine constituent la variante électorale du Front national de la jeunesse traditionnel, le temps d’une campagne. Leur président, Julien Rochedy, 24 ans, est d’ailleurs le porte-parole du FNJ. Il était samedi dernier l’un des orateurs de la Convention « Nouveau souffle », devant plusieurs centaines de militants et sympathisants. Argument décisif pour rallier un maximum de jeunes patriotes autour de cette manifestation, la présence de Jean-Marie Le Pen, président d’honneur et fondateur du Front national. Ces jeunes militants, quinze sur l’estrade, cinq à la tribune, se montrent aussi sous le regard de leur présidente, Marine Le Pen, et d’un certains nombres de cadres « historiques » du mouvement, dont Alain Jamet.

Vers 10 heures 30, ces « Jeunes avec Marine » en provenance des quatre coins du pays, se retrouvent une première fois à la boutique, en attendant l’ouverture de l’amphithéâtre Pasteur où se tiendra leur Convention nationale. Perceval Noët, 21 ans, est leur chef de file sur Paris. Il prononcera dans moins d’une heure l’un des discours de cette grande réunion de jeunes patriotes. Évoquant le mouvement sous les traits d’une « fratrie », il parle aussi d’un militantisme « aux mille visages », ceux rencontrés au gré des différentes actions de terrain : collages, tractages et boîtages, le triptyque usuel et souvent quotidien de tout militant FN. Des crochets viennent rappeler là où il faudra mettre l’emphase, à l’oral. Perceval pioche ses références personnelles dans le républicanisme avancé, plus proche cependant de Robespierre — cité implicitement par Marine Le Pen dans son discours du 1er-Mai, l’an dernier, en tant que « grand révolutionnaire » — que de Condorcet. Son discours sera donc largement axé sur la défense de la République, qui n’est pas indépendante, selon lui, de celle de la Nation.

Juste avant 11 heures, entre une foule de journalistes que l’on avait pas forcément eu l’habitude de voir aux rendez-vous de la jeunesse du FN, qui sont normalement plutôt le parent pauvre de la couverture médiatique du mouvement. Sur scène, en-dessous de l’immense fond aux couleurs du « Nouveau souffle » censé être insufflé par la jeunesse frontiste durant cette campagne, et qui est la devise de cette convention, quelques visages connus de cette jeunesse avec Marine Le Pen. Kévin Sorret, Marine Grolet, Raoul Biondi, Julia Abraham et une dizaine d’autres militants, sont des « encartés » souvent anciens (quelques années) au Front national et des militants actifs de son mouvement de jeunesse, le FNJ, représentants locaux de celui-ci, souvent croisés dans les grandes manifestations du style des Journées d’été de Nice. En mars 2011, certains furent candidats de Marine Le Pen aux élections cantonales. Certains le seront de nouveau aux législatives de juin prochain, avec la perspective d’un second tour très médiatique, eu égard à leur âge.

Le « couplet des enfants » (« Nous entrerons dans la clairière quand nos ennemis ni serons plus ») de La Marseillaise accompagnera la fin de la Convention jeune. Si le chant de l’hymne national français est habituel, et même rituel, au sein des manifestations du Front national, celui d’un couplet en particulier est moins commun cependant. Il revêt souvent une démarche individuelle où celle d’un petit groupe, qui pense y trouver les moyens de davantage d’émulation militante. Jean-Marie Le Pen, président du Front national, aimait pousser jusqu’à « Liberté, liberté chérie » et au-delà, pour terminer certains meetings de sa dernière campagne présidentielle, en 2007. Parfois, l’originalité réside aussi dans le choix d’une autre chanson. Ainsi, les Jeunes avec Marine, s’ils rompent avec Les Lansquenets (l’hymne du FNJ), rajoutent dans leur répertoire des JDT Le Chant du départ, hymne révolutionnaire « rival » et plus ostensiblement républicain (« La République nous appelle, sachant vaincre ou sachons mourir ») que La Marseillaise. Un Chant du départ d’ailleurs repris  en paroles, sans le chanter  par Marine Le Pen dans son discours du lendemain, au terme de la Convention présidentielle, aux côtés de références à la Commune de Paris, notamment.

L’exercice de la parole

Si Perceval Noët révise son ode personnelle à la République en coulisses, un discours pratiquement lu à la lettre, certains militants qui vont parler à la tribune ne s’en sentent pas le besoin. D’autres vont totalement improviser. Parfois la forme va supplanter le fond et donner lieu à la dénonciation-spectacle de tout le champ politique, hors Front national, suscitant alors les applaudissements d’une foule très nombreuse. Sous le regard attentif de Marine Le Pen, au premier rang. Mais aussi celui, plus discret, et dans les derniers rangs, de David Rachline, l’ancien coordinateur national du Front national de la jeunesse, bâtisseur de la dynamique des « Jeunes avec Le Pen » lors de la campagne présidentielle de 2007. Tous les jeunes qui vont se succéder au pupitre sont, quelque part, les talents décelés hier par Rachline, à une époque où le FNJ cherchait à se reconstruire pratiquement de zéro. Beaucoup de chemin a été parcouru depuis.

Nicolas Reynès, la petite vingtaine, est un cadre local du FNJ, militant nordiste, arrivé de l’Hérault. Son ton lent et posé laisse imaginer, peut-être, un peu de tension. Il tient en réalité au fait que Reynès, du début à la fin de son discours, improvise intégralement, sans fausse note ni hésitation. Juste un peu de réflexion. Les mots, pourtant, sont semblables à un discours cohérent et âprement ressenti. Il y a dans le personnage militant Nicolas Reynès, l’intransigeance sur les valeurs, manifestée de manière inhabituelle, pour un responsable FNJ, par des écrits personnels et réguliers. Si les blogs et les sites Internet ne sont pas communs chez les jeunes du Front national, Reynès fait exception en livrant sa vision personnelle du monde  et de « sa » France  sur un terrain virtuel aux couleurs des trois cents Spartiates des Thermopyles. Nicolas Reynès se passionne pour l’Antiquité gréco-romaine et y voit, dans des tribunes du type « Nous et les Grecs », le socle civilisationnel de l’Europe, quelque chose dont il faudrait se rapprocher. Cet horizon intellectuel fait le fond de sa pensée. Un peu de maîtrise technique sur Internet habille la forme, sur le design de son espace personnel, de rangées de bibliothèques qui renvoient, de fait, à son quotidien de lecteur. Reynès aime la lecture et l’histoire, quitte à se projeter dans des modèles qui ne sont pas strictement français. Mais l’esprit est éclectique, et, aussi bien féru d’astronomie que de paléontologie, rompt radicalement avec l’image du sympathisant FN inculte ou fermé sur lui-même.

Que peut-on dire dans un discours improvisé ? Pour Nicolas Reynès, il s’agit avant tout d’exalter les valeurs militantes traditionnelles. Le « courage » devient « une vertu, car on n’en parle pas, on le pratique. » La « fierté » et la « dignité » sont également évoquées, entre autres facettes d’un engagement global, dans l’abnégation au minimum, sacrificiel au besoin. Le jeune nordiste n’a pas besoin de notes et l’avait déjà prouvé, en décembre 2011, dans un débat télévisé sur le thème de Roger Salengro, où il avait d’ailleurs évoqué la prescience de ce ministre de la Troisième République quand à la question de la priorité nationale, proposée au Parlement dès 1931.

Paul-Alexandre Martin, deuxième orateur, est une figure connue de la jeunesse frontiste depuis un an et demi, où il travaille à la Direction nationale, œuvrant à une mission qui n’existe plus officiellement dans l’organigramme du FNJ, mais qui en réalité, même par l’implicite, demeure fondamentale pour ce mouvement en reconstruction : le lien avec les différentes fédérations locales. Le FNJ en revendique quatre vingt. Toutes, plus ou moins, ont bénéficié ce dernier semestre du soutien de Paul-Alexandre Martin, entre appui technique et formation doctrinale. Paul-Alexandre Martin, c’est « Paulo », pour l’immense majorité de ses camarades, celui qui rédige une grande partie des argumentaires du FNJ. Son dernier en date porte sur le protectionnisme. Paul-Alexandre revendique un « logiciel natio », selon ses termes, définitivement acquis depuis plusieurs années maintenant, mais bâti, après la victoire de Nicolas Sarkozy, dans le sillage du syndicat étudiant UNI, dont il ressort désabusé après quelques mois.

Dans son discours d’une dizaine de minutes, Paul-Alexandre Martin insiste beaucoup sur l’aspect sociétal de la décadence critiquée par Marine Le Pen, lorsqu’elle évoque le « Système ». Pour lui, « Nos politiques ont ouvert la voie du tout-nivellement (…) refusant la sélection et la culture des acquis. » Ses références sont multiples et recherchées, intégrant l’histoire de France dans une histoire européenne mythifiée, contre-modèle de l’« Europe de Bruxelles « , lorsqu’il évoque une symbolique large, du siège d’Alésia, alégorie de la résistance gauloise aux légions de César, à la Ligue de Délos, coalition politique et commerciale à l’initiative de l’Empire athénien. Plus que ces camarades, Paul-Alexandre Martin évoquera la liberté : « Nous aimons la liberté, cette liberté porte le nom de Marine Le Pen. »

Maxime Ango-Bonnefon prendra ensuite la parole. Il se reconnaît sans hésiter dans le mot d’ordre du Front national : accepter l’histoire de France comme un bloc, ne rien occulter. La grandeur de la France est donc pour lui celle de sa monarchie millénaire ou de l’empire de Napoléon. Mais il rend aussi honneur aussi « grands présidents » (deux fois répété), sans préciser lesquels. Un peu à part, ce militant a la double-casquette de « Jeune avec Marine » et de responsable, à la Direction nationale des grandes manifestations (DNGM) de la « Tournée Marine 2012 », ainsi le proclame un blouson qu’il porte souvent en meeting, durant l’installation des salles. La première partie de son intervention est très différente de celle de ces camarades, se voulant plus technique et pédagogique, en revenant sur le statut du Front national de la jeunesse aux côté des Jeunes avec Marine, et se montrant rassurant : « Le FNJ s’efface un peu le temps de la campagne. » Le mouvement de jeunesse traditionnel du FN choisit donc de s’oublier quelques mois au profit d’un militantisme plus tourné vers les « happenings ». Mais sans oublier les réunions régulières de formation, comme chaque mercredi, à Paris, « où l’étudiant en médecine côtoie l’artisan peintre ». L’« esprit des Jeunes avec Marine », selon ses termes, reste celui initial des jeunes du Front national : « Ordre, discipline, travail, morale et vertu. Sans parler du sens du bien commun cher à grands rois. »

C’est certainement le discours le plus « vécu » parmi tous ceux qui se succèdent ; Maxime Ango-Bonnefon dressant le bilan des grandes victoires françaises, de même que ses moments tragiques, les hissant à un même rang sur le terrain de l’honneur. Lorsqu’il évoque la mémoire des Harkis, la foule ne peut manquer d’approuver, et lui de hausser la voix, se livrant à une harangue sans notes contre ceux qui, par le passé, ont abandonné les combattants restés solidaire à la France face au Front de libération nationale (FLN). Mais les applaudissements sont trop fournis et la partie la plus intéressante du discours de Maxime en devient de fait, paradoxalement, peu audible.

Julien Rochedy a logiquement la charge du speech de fin. Pendant une demi-heure, il balaie le spectre de ses adversaires politiques ; les partis comme leurs jeunes, de l’UMP au MJS, des Jeunes populaires de Lancar à Bayrou le « faux démocrate », cible d’une récente campagne le parodiant en rocker mou. Sachant réserver le meilleur pour la fin, Julien Rochedy évoque également l’ « excellente nouvelle, qui (lui) brûles les lèvres : en deux mois, le FNJ a gagné deux mille membres. ». En passant de huit mille à dix mille adhérents, sans compter les sympathisants, le FNJ devient en conséquence « majoritaire », gardant de plus, à l’image de son mouvement-mère, le FN, une constante ni droite-ni gauche (« Ils (le « système UMPS ») nous positionnent à l’extrême droite. Menteurs ! Nous sommes des non-alignés ! »).

Jamais de discours lu à la lettre et anonné pour Julien Rochedy. Aux JDT septembre dernier, Julien Rochedy, plutôt que d’un discours, parle de « causerie » et se livre en fait à une intervention totalement improvisée sur le thème qu’il maîtrise le mieux, jusqu’à en avoir fait le sujet d’un ouvrage – Le Marteau, déclaration de guerre à la décadence moderne – la décadence de nos sociétés. Julien Rochedy a aimé le « bal de Vienne » où s’est rendue en janvier dernier Marine Le Pen, l’a déjà fait savoir sur Internet (« J’y serai bien allé, moi, à ce bal« ) et rappelle sa position devant ses camarades, ne s’étonnant pas que les associations anti-racistes s’en offusquent, car, dans ce type de bal « il n’y a pas de rap, et Yannick Noah ne vient pas chanter ses tubes ». Ses cibles ne sont pas que ces « collègues » des mouvements de jeunesse, Rochedy renvoyant la journaliste Anne-Sophie Lapix à ses cours d’économie, et disant du « petit Thomas Sotto » et d’autres journalistes qu’ils trouvent en Marine Le Pen « le moyen d’une guerre politique, sans mandat toutefois, sinon celui des groupes financiers qui dirigent leurs télévisions et leurs radios« 

A 12 heures 05, la présentation « en direct » de la nouvelle campagne d’affichage des Jeunes avec Marine, succédant à Choisis ta France (novembre 2011), se veut le point d’orgue du discours de Julien Rochedy. Le visuel, diffusé en fond de salle, reprend La Liberté guidant le peuple, célèbre tableau de Delacroix, retravaillé en noir et blanc, si ce n’est le drapeau tricolore et la chevelure blonde de son égérie, rappelant celle de Marine Le Pen. Le message est explicite : « La Résistance, c’est nous, avec Marine Le Pen« . Cette affiche sera disponible dès la fin février dans l’ensembles des fédérations départementales des Jeunes avec Marine.

Venant conclure cette Convention jeune, Jean-Marie Le Pen met dans la balance tout le magistère dont il bénéficie en particulier chez les FNJ, dont il fut également le président statutaire, selon les règles du mouvement. Son exposé se veut « pédagogique », renvoyant à la manière dont tout jeune militant doit se comporter, et, in fine, à sa propre expérience, du président de la Corpo de droit de Paris qu’il fut dans les années 1950 à son passé de député UFF (poujadiste), de soldat des guerres d’Indochine et d’Algérie, et, globalement, de militant. Assis au premier rang, Alain Jamet, son compagnon d’armes, sait sans doute mieux que quiconque dans la salle de quoi parle Le Pen alors qu’il monte à la tribune, sous les applaudissements.

Pour Le Pen, on a « exalté le culte des droits de l’homme, en dépit de ceux des citoyens ». La critique est âpre et attendue contre les « soixante-huitards embourgeoisés« . N’as-t-on pas vu, cet été, au Parlement européen, le fondateur du FN « défendre (son) honneur » face aux invectives du soixante-huitard Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe Verts ? Ce réquisitoire en règle contre la société post-Mai-68, en petit comité et devant l’auditoire conquis des Jeunes avec Marine (appelés « Jeunes pour Marine » par Jean-Marie Le Pen) n’est donc que logique, et se complète du regret affiché de la disparition des « structures complémentaires à la famille : scoutisme, engagement militaire et civil, religion…« . Dans son discours, Jean-Marie Le Pen reprend un peu de ses mots de 2007, dans le spot promotionnel où il vantait l’excellence française, sa durée dans le temps long, sans réel équivalent, si ce n’est l’exemple chinois. Devant les jeunes militants, il assure qu’ils sont « les fils d’une des plus anciennes nations du monde » et rappelle la figure symbolique de Jeanne d’Arc comme « patronne de la jeunesse« .

Cette Convention Nouveau souffle se termine avec le discours de son « parrain », en quelque sorte, en la personne d’un Le Pen qui fera le lendemain l’un des discours de la Convention présidentielle, suffisamment important pour être télédiffusé. La suite de la Convention de Lille sera parcourue d’interventions thématiques, et de La Parole aux français, concept de questions-réponses posées à Marine Le Pen et ses conseillers politiques, parmi un échantillonnage de plus de trois mille questions. Mais c’est bien sûr la candidate à l’élection présidentielle qui retient le plus l’attention du public et des médias, avec un grand discours de fin, pendant près d’une heure et devant trois mille sympathisants, brandissant symboliquement avec toute la salle le carton rouge au président-candidat Nicolas Sarkozy, celui d’une « France morte », et proposant « l’alliance des nations libres contre le libéralisme mondialisé », notamment.

Gauthier Bouchet

 

6 Responses to Les jeunes

  1. Jérome dit :

    Bonjour, Je viens de comprendre que je me suis trompé dans l’adresse email précédement envoyé pour établir un échange de lien. Est-ce que vous êtes OK pour faire cet échange ? Vous pouvez me contacter directement sur le mail indiqué. A bientôt

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    • Olivier Douay dit :

      Bonjour,

      J’ai oublié d’en parler à mon secrêtaire départemental ce WE. Je pense que cela peut être intéressant pour tous: Notre site est vu par plusieurs dizaines de lecteurs parceque nous essayons (en fonction des disponibilités de chacuns) de l’actualiser. Il aura un nombre de visiteurs croissant en raison de la situation politique actuelle concourant au nombre important de nouvelles adhésions. De plus ce sera un des outils de la campagne pour les municipales de 2014.
      Cordialement.
      Olivier Douay
      Trésorier départemental

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    • Olivier Douay dit :

      Bonjour,
      Mon secrêtaire départemental est tout à fait d’accord, dites-nous quelle est la marche à suivre. A bientôt.
      OD

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  2. Bonjour, Afin d’améliorer le référencement de nos sites, nous souhaiterions établir un échange de lien avec votre blog. Si cet échange vous convient, je placerai un lien vers votre site depuis notre site. En retour je vous demanderai de placer notre lien sur votre site.

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  3. Munoz dit :

    Alors que la France va de plus en plus mal sur tous les plans, seule Marine Lepen propose un avenir censé et respecteux des valeurs d’une France FORTE et SOUVERRAINE !
    Vive Marine Lepen et vive la France !!!

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  4. masse dit :

    Vive Marine!
    J y crois, Marine préésidente en 2012!!!
    J aimerai tant pouvoir assister a un meeting!
    la France nous appartient! Sauvez nous Marine!
    Audrey

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