L’engagement des candidats du Front National

pour les départementales 2015

L’ensemble des candidats Front National du Maine-et-Loire souhaitent développer une nouvelle politique dans la gestion du département. Malgré des marges de manœuvre réduites dues à la trajectoire calamiteuse des finances du département et une forte incertitude sur les compétences réelles des futures assemblées départementales, nous avons développé un programme autour de 5 engagements forts sur lesquels nos propositions concrètes s’appuient.

Les 5 engagements des candidats FN49

  • Défense du département et de l’égalité territoriale
  • Stabilité fiscale et réduction de la dette abyssale du département
  • Soutien aux artisans, TPE et PME Locales dans les commandes publiques
  • Une aide sociale juste et contrôlée
  • Une meilleure Gestion du parc immobilier (Casernes, espaces naturels, Collèges

Engagement numéro 1 : Défense du département et de l’égalité territoriale

Les départements sont avec les communes le symbole de notre démocratie locale, l’espace où doit se confondre avec harmonie la ruralité et la ville. Le Front National est le seul parti à continuer à promouvoir les départements en dénonçant la création de gigantesques régions, sans âme ni histoire, toujours plus éloignées du peuple et des électeurs.

Dans ce contexte, la volonté du gouvernement de supprimer des compétences aux élus locaux est une aberration, tout comme certains regroupements de communes dont la seule finalité est de faire des économies sans réels projets d’avenir. L’avenir d’un espace ne se dessine pas sur de simples vues économiques, elle doit engager un territoire sur le long terme. Déjà, de nombreux élus locaux s’interrogent sur les finalités des projets en cours.

Sur le terrain, chaque situation est différente et l’opposition systématique et irréfléchie n’est pas la position du Front National 49. C’est pourquoi le FN49 propose la rédaction d’un cahier des charges encadrant les propositions de regroupement de communes.

Proposition  1  : Rédaction d’un cahier des charges départemental, véritable feuille de route pour tous projets de regroupement de communes avec une projection sur minimum 20 ans. La priorité est de sauvegarder l’accès au service de proximité, mais aussi les petits commerces, véritable lien social dont nos communes ont besoin.. Ce document de référence abordera notamment les points suivants :

  • Maintien des services publics de proximité
  • Sauvegarde des petits commerces
  • Accompagnement des artisans, TPE et PME locales
  • Mesures pour le maintien à domicile des plus âgés
  • Ecole et transport

Les regroupements de communes ne doivent pas se faire au profit des grandes communes et au détriment des petites communes !

 L’ancienne majorité UMP/UDI a lancé un projet pharaonique de construction 2×2 voies, dans l’état actuel des finances, il est rigoureusement impossible de mener à terme en totalité ce projet. Néanmoins l’accès à certaines communes éloignées et le contournement d’autres doit rester une priorité dans le cadre d’une politique d’égalité territoriale. De plus, il est nécessaire que le département soutienne par des travaux publics un secteur économique dont les perspectives économiques ne sont hélas pas bonnes pour les prochaines années.

Les candidats FN49 s’engagent en concertation avec les mairies locales à définir un plan de priorité sur 10 ans pour la voirie dont est en charge le département. Ce plan bénéficiera, non seulement aux usagers, mais aussi aux entreprises locales. Nous devons fournir les infrastructures nécessaires pour maintenir un outil productif performant dans les campagnes et ne pas concentrer l’emploi dans les grandes agglomérations conduisant à une désertification de nos campagnes.

Proposition 2 : Des investissements favorisant l’emploi local. Dans un contexte de crise économique aggravée, le département doit privilégier des investissements qui font travailler nos entreprises dès aujourd’hui. Le maintien des emplois locaux est la priorité, notamment pour les secteurs du TP, du bâtiment et de l’horticulture.

Vos Candidats en campagne

Le Front National du Maine-et-Loire sera représenté dans l’ensemble des cantons du Maine et Loire

Les candidats dans chaque canton

Angers 1
Mme DE VITTON Blandine et M. GUILLERMET Pierre-Augustin

Angers 2
Mme GUILLERMET Camille et M. MORINEAU Patrick
 
Angers 3
Mme DE GOUTTES Marie et M. ORMAIN Antoine

Angers 4
Mme HORTAUT Célia et M. TROISNE Mario

Angers 5
Mme POIRRIER Marie-Claire et M. VIANNAY Yves
 
Angers 6
Mme BEAUCHÊNE Virginie et M. LAHONDES Bernard
 
Angers 7
M. GANNAT Jean-Eudes et Mme GOSSET Hermine

Beaufort-en-Vallée
M. LANCIEN Patrice et Mme THENIE Françoise 
 
Beaupréau
Mme BARRÉ Christine et M. RAITEUX Christian
 
Chalonnes sur Loire
Mme DODIN Florence et M. ONILLON Guillaume
 
Chemillé-Melay
M. FANIARD Claude et Mme LIPP Manon
 
Cholet 1
M. MACÉ Jean-Marc et Mme PINEAU Lucie
 
Cholet 2
Mme COSTA Isabel et M. SICOT Thomas
 
Doué-la-Fontaine
M. LEPINE Benoît et Mme MATRAT Simone
 
Longué-Jumelles
M. DIRAND Gaétan et Mme GILLY Delphine
 
La Pommeraye
Mme DE LA BOURDONNAYE Bernadette et M. YVON Anthony
 
Les Ponts-de-Cé
M. LE BORGNE Éric et Mme LUCAS Catherine
 
Saint-Macaire-en-Mauges
Mme DURET Danielle et M. MERLAUD Aymeric
 
Saumur
M. GAUTIER Christian et Mme LIEUMONT-BRIAND Monique
 
Segré
M. DE VITTON Arthur et Mme GOSSET Agathe

Tiercé
Mme MAZIERES Barbara et M. ROBIC Stéphane

 

Départementales 2015:  Lucie PINEAU et Jean-Marc MACE, candidats du Front National sur le canton de CHOLET 1

Lucie PINEAU et Jean-Marc MACE

Lucie PINEAU – 44 ans – Mariée – Née à Abidjan – Côte d’Ivoire. Dans le Maine-et-Loire depuis 2004 – Etudes supérieures. Carrière dans une entreprise de téléphonie.

Jean-Marc MACE – 50 ans – Marié – Né à Cholet – Etudes secondaires – Formation – Charcutier traiteur. Salarié en grande distribution.

Nous axerons notre campagne sur les pôles suivants :
-          Maisons de retraite
-          L’attribution du RSA – (fraude) – ½ du budget allouée à l’aide sociale
-          Crèches
-          Accessibilité dans la ville aux personnes à mobilité réduite
-          Budget entretien et équipement des collèges

 

Départementales 2015:  Christine Barré et Christian Raiteux, candidats du Front National sur le canton de BEAUPREAU

Christine Barré – Christian Raiteux

Bio:

Christine Barré – 58 ans  – 2 enfants –Etudes secondaires à Cholet – Certifiée en médecine traditionnelle chinoise par l’université des sciences médicales d’HOCHI MINH VILLE (Vietam)Master en MTC.

Christian Raiteux – 64 ans – Retraité de la presse – Sur le département du Maine-et-Loire depuis 1980.

Christine Barré et Christian Raiteux auront l’opportunité tout au long de leur campagne de faire connaître le programme du Front National dans tous les domaines de préoccupations de nos concitoyens. Des solutions existent pour gérer au mieux le département en « bon père de famille ».

Départementales 2015: Gaétan Dirand et Delphine Gilly, candidats du Front National sur le canton de Longué-Jumelles.

gaetan et delphine

Bio:
-Gaétan Dirand :
Secrétaire départemental du Front National de Maine-et-Loire, 38 ans, cadre commercial, marié, 4 enfants. Médaille de la Défense Nationale (agrafe troupes aéroportées).

 

-Delphine Gilly:
Etudiante en master de psychologie, 23 ans, mariée, un enfant.

 

 

 

|| Le scrutin

En mars 2015, le Maine-et-Loire passera de 41 cantons et 41 élus aujourd’hui à 21 cantons et 42 élus. L’appellation Conseil général disparaît : les futurs élus exerceront au sein du Conseil départemental. En 2015, afin de garantir la parité au sein de l’Assemblée départementale, les électeurs de Maine-et-Loire désigneront, dans chaque canton, un homme et une femme qui se présenteront en binôme.

Si le nombre de cantons diminue en Maine-et-Loire, celui des élus va, en revanche, augmenter puisqu’ils seront 42 dans la nouvelle Assemblée départementale. En effet, lors des prochaines élections en mars 2015, afin de garantir la parité, chaque canton désignera, au scrutin binominal majoritaire à deux tours, non pas un conseiller général, mais un binôme d’élus composé d’un homme et d’une femme.

Leurs deux noms figureront sur le même bulletin. Pour être élu au premier tour, ce binôme devra recueillir à la fois la majorité absolue (50 % des suffrages exprimés plus une voix) et le quart des électeurs inscrits. Si aucun des candidats ne l’emporte, un second tour est organisé. Sont autorisés à s’y présenter les binômes ayant obtenu au moins 12,5 % des voix des électeurs inscrits. La majorité relative (le plus grand nombre de voix) suffit alors pour être élu. Établie à six ans, la durée du mandat des conseillers demeure inchangée.

Pour conforter la parité, le binôme des suppléants des candidats devra être lui aussi composé d’une femme et d’un homme. Ainsi chaque candidat et son suppléant seront du même sexe.

 

|| Les candidats en Maine-et-Loire, les résultats du 1er tour des élections législatives.

Gaëtan Dirand   1 ère circonscription (Angers-Nord) (8,57 % des votants)

Michel Schaeffer  2 ème circonscription (Angers-Layon) (8,99 % des votants)

Jean-François De Brughière 3 ème circonscription (Saumur-Nord) (10,34 % des votants)

Monique Lieumont-Briand  4ème circonscription (Saumur-Sud) (11,31 % des votants)

Danielle Duret   5 ème circonscription  (Cholet) (6,80 % des votants)

Olivier Douay   6 ème circonscription (Angers-Mauges) (7,68 % des votants)

Marie Dauphine Courtin 7 ème circonscription (Angers-Segré) (9,83 % des votants)

 

|| Élections présidentielles (22 avril-6 mai 2012)

Présidentielle 2012 — Compte-rendu d’étape, par Gauthier Bouchet

BOUGUENAIS (Loire-Atlantique) — C’est un travail de longue haleine. « Mais on y est arrivé ! », peut proclamer à ses militants Marguerite Lussaud, la responsable locale du FN. Depuis novembre, la fédération de Loire-Atlantique du Front national sait que sera organisé, dans son département, l’un des meetings présidentiels régionaux de Marine Le Pen. Restait à savoir où, et quand. Initialement prévu pour le 13 avril à Saint-Nazaire, cette grande réunion publique de campagne est finalement avancée de deux semaines, et déplacée à Bouguenais, où elle est organisée dans des conditions plus précaires que prévues. Mais les partisans de Marine Le Pen connaissent apparemment suffisamment les difficultés, sur les marchés ou durant leur quête des parrainages, pour vraiment voir une différence avec leur quotidien militant, plus âpre que ces quelques complexités d’organisation.

En l’occurrence, la difficulté supplémentaire, et qui vient s’ajouter à toutes les autres ces derniers mois — dont le refus de la mairie de Saint-Nazaire d’accorder une salle — concerne l’organisation « matérielle » du rendez-vous. Pas de salle standard, type parc des expositions. Mais un chapiteau monté plusieurs jours à l’avance, au lieu-dit de Port-Lavigne, qui sert habituellement comme garage de bateaux (tous enlevés pour l’occasion). Le coût du meeting s’en ressent logiquement , passant du simple au double. C’est sans compter, de plus, sur la volonté de la préfecture d’interdire cette manifestation pour « raison de sécurité », jusqu’à la veille de celle-ci. Un arrêté municipal empêche par ailleurs la circulation jusqu’à deux kilomètres du rendez-vous, obligeant les participants à emprunter à pied l’unique chemin — de terre — menant au chapiteau. Le tout sous la menace potentielle de manifestants de l’extrême gauche.

Mais les participants sont finalement nombreux. Mieux, ils viennent de l’ensemble des départements des Pays de la Loire, ainsi que de Bretagne et du Poitou-Charentes. Cette foule dense et compacte, où essaiment les drapeaux tricolores faits-main (tel un drapeau bleu-blanc-rouge orné de la flamme FN) réitère ainsi la dynamique du meeting mayennais de Vaiges, en septembre dernier, lequel avait déjà vu converger quelques mille deux cents sympathisants du grand Ouest. En ce chaud dimanche de mars, ils sont encore plus nombreux — mille cinq cents — à venir écouter et acclamer Marine Le Pen à Bouguenais.

Non loin du lieu du meeting, une semaine plus tôt, Marion, quatorze ans, meurt égorgée dans des conditions d’un rare sordide. C’est un promeneur qui la trouve, lardée de dizaines de coups de couteaux, dans des toilettes publiques. Pas étonnant donc que le public présent ce dimanche à Bouguenais soit particulièrement remonté contre cette banalisation de la criminalité. Parmi la série de quatre affiches thématiques lancées l’hiver précédent par l’équipe de campagne de Marine Le Pen, figure d’ailleurs ce constat à la fois révélateur de ce ras-le-bol et prophétique des événements de mars : Insécurité 2002-2011 + 45 % de violences contre les personnes. Sarkozy a-t-il été élu pour ça ? Car les jours précédant immédiatement le meeting de Marine Le Pen à Bouguenais — laquelle n’a pas tenu de réunion publique depuis celle d’Ajaccio, le 17 mars — voient également surgir l’actualité du septuple meurtre orchestré par Mohamed Merah, un fondamentaliste musulman. Le discours de Marine Le Pen, une semaine après les faits, à Bouguenais, ne peut donc manquer, logiquement, de s’attaquer à l’islamisme. Un islam radical que le Front national a tôt fait de dénoncer, seul parmi l’ensemble de la classe politique française. « Combien de Mohamed Merah en France ? » est assurément la phrase que chacun retient dans ce nouveau discours de Marine Le Pen, militants comme médias. Elle pose, pour celle qui veut « mettre l’islam radical à genoux », tant la question du fondamentalisme et du terrorisme, que celle, plus en amont, de l’immigration. Car Merah, au final, est aussi l’un de ces Français issus d’une immigration « devenue incontrôlée », pour Marine Le Pen, de celle qui n’est pas une « chance pour la France », selon l’un des mots-clefs de la sémantique frontiste.

La Bretagne à l’honneur

En parcourant les travées du meeting présidentiel de Marine Le Pen, ce dimanche de fin mars à Bouguenais, on peut s’apercevoir que les drapeaux y sont plus « divers » que d’habitude. Les plus motivés des militants viennent, pour commencer, souvent avec leurs calicots personnels, pour lesquels seule Marine peut sauver la nation française. Mais ce qui retient le plus le regard, parmi l’immense majorité de drapeaux bleus, blancs et rouges, reste ces drapeaux bretons, qui tranchent dans le paysage. Ils traduisent, comme durant le traditionnel défilé annuel du 1er-Mai, qui met à l’honneur les fédérations — dont le FN breton de Jean-Paul Félix — l’attachement particulier pour une Bretagne historique qui, bien sûr, n’est pas absente ce dimanche du discours de Marine Le Pen. La candidate a ainsi a cœur de rappeler son attachement aux petites patries charnelles au sein de l’ensemble, qu’elle veut garder « un et indivisible » de la nation française. Parmi ces patries, la Bretagne, et l’arrière-plan historique d’une province française parmi trente-cinq autres… bien avant les régions administratives de la Cinquième République.

Du fait de l’actualité des meurtres de Montauban et Toulouse, l’accent est surtout mis, dans ce discours, sur cette thématique immédiate, Marine Le Pen rappelant son attachement à combattre tous les fondamentalismes religieux, pour que « pas un pouce du sol de la République française ne tombe sous leur joug ». Mais cette évocation consécutive, et plus apaisée, de la Bretagne, permet une ouverture finale sur d’autres thèmes plus locaux et, parce qu’ils sont moins « marquants » dans le buzz médiatique, moins commentés toutefois.

Nantes, pour Marine Le Pen, c’est par exemple les massacres de Jean-Baptiste Carrier ; ce qui permet ainsi à la candidate soutenue par le FN de « prendre toute l’histoire, comme un bloc ». Elle ne renie rien ainsi, ni de la Révolution française, ni de ce qu’elle estime être ses abus, dans le contexte spécifique des guerres de Vendée, durant lesquelles le gouvernement républicain ordonne des mesures d’exception particulièrement répressives. Dans un ensemble un peu pêle-mêle, Marine Le Pen évoque également ceux qui sont « toujours stigmatisés, plus que les véritables délinquants », notamment les automobilistes. Une remarque qui fait son effet dans un public attaché au recouvrement d’un peu de bon sens populaire, au-delà des enjeux souvent volontairement techniques et abstraits des discours de campagne d’autres candidats. Marine Le Pen, à Bouguenais, réussit de toute évidence ce dimanche le pari de réintroduire ce parler-vrai si absent de la campagne, devant les mille cinq cents participants présents.

||  Congrès fondateur de Souverainetés, Indépendance et Libertés (SIEL)

Présidentielle 2012 — Compte-rendu d’étape, par Gauthier Bouchet

PARIS 7e – Au premier abord, pas facile de savoir si l’on ne s’est pas trompé d’endroit. Pourtant, en face d’immeubles en réfection, le 28 rue Saint-Dominique, à deux pas de l’Assemblée nationale, est bien le lieu de la discrète Maison de la chimie, laquelle accueillait, le 24 mars dernier, le congrès fondateur de Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL), un nouveau parti politique, présidé par Paul-Marie Coûteaux, l’un des porte-paroles de campagne de Marine Le Pen. À la traditionnelle réponse « Je gouvernerai avec l’alliance du peuple. » maintes fois répétée, et succédant à la question « Avec qui gouvernerez-vous ? Vous serez bien obligée de passer des alliances. », Marine Le Pen, présidente du Front national, et actuelle candidate à l’élection présidentielle, peut maintenant répondre, de plus, « Avec le SIEL. »

 Souverainetés, Indépendance et Libertés ne fait en effet pas mystère, dans sa brochure de présentation d’une vingtaine de pages distribuée aux participants, et à valeur de manifeste, de vouloir « constituer avec le Front national un gouvernement de salut public pour demain » Ses membres fondateurs – une cinquantaine – viennent d’horizons très divers, ce qu’ils rappellent d’ailleurs largement durant une série d’interventions précédant le discours de leur candidate de cœur et de conviction, Marine Le Pen.

Le plus souvent, ces « primo-adhérents » SIEL viennent directement du Rassemblement pour l’indépendance pour la France (RIF), parti d’origine de Paul-Marie Coûteaux, toujours maintenu mais plus ou moins en veille, au profit justement de la dynamique plus « présidentielle » du SIEL, elle-même arrimée à celle de Marine Le Pen. Moindrement, les congressistes du SIEL sont également issus du Mouvement pour la France (MPF) villiériste, et ses deux campagnes présidentielles en demie-teinte, ainsi que de Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan, qui pour sa part entame sa première présidentielle dans l’incertitude, à quelques 0,5 % d’intentions de vote. Certains ont également sillonné la « galaxie souverainiste », terme maintes fois répété en ce jour, par le biais du Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua – également associé à Philippe de Villiers – au début des années 2000. On compte très peu d’anciens adhérents du Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret, parti scissionniste du FN. Le RPR fournit toutefois l’un des cadres fondateurs du SIEL, issu du Chêne, le mouvement de Michèle Alliot-Marie.

Parmi les grands absents, de véritables vétérans de la Droite de Charles Millon (certainement trop éphémère, jusque dans le souvenir collectif) et des personnalités issues du souverainisme de gauche (parties avec leur chef, Jean-Pierre Chevènement, dans la perspective d’une alliance avec le PS… contre neuf circonscriptions réservées).

Les cadres sont aussi des candidats

Onze de ces « cadres du souverainisme » se trouvent sur la tribune, sous la bannière bleue presque marine du SIEL, flanquée de quatre oiseaux ; ils sont aussi des candidats aux élections législatives de juin prochain. Et avec leurs interventions successives, de cinq minutes chacune, se profile mieux les contours d’une plateforme législative frontiste et au-delà – dont le nom officiel, révélé dans le cadre de ce congrès, est le « Rassemblement Bleu Marine » – évoquée depuis cet hiver, sans précisions jusque-là. Parmi ces cadres-candidats, Xavier Renaud, 39 ans, sera présent aux élections législatives à Châteaubriant, dans la sixième circonscription de Loire-Atlantique, où sa campagne est déjà menée bon train, avec deux réunions publiques en prévision. Ayant travaillé à l’associatif à l’étranger, il militait à l’époque au Chêne, une tendance du RPR depuis mise en sommeil, suite à l’échec d’une candidature Alliot-Marie pour l’UMP en 2007. De toute façon, Renaud avait quitté l’UMP bien avant cette date, déçu de la tendance de son parti, rejoint en tant que jeune RPR. Pour lui, « La radicalisation de l’UMP obéit à un pari stratégique (…) Le Front national, à un moment affaibli (…) peut devenir un vrai parti de droite nationale ».

De son côté, Tristan Passet, 34 ans, se présente comme le « responsable de la communication électronique du SIEL ». Sur un plan moins prosaïque, côté doctrine, il est surtout « nationaliste » – mais pas ostensiblement – et, plus étonnant pour une structure globalement issue de la droite nationale, « robespierriste, (se) reconnaissant dans la filiation de la Commune ». Encore que ce paradoxe ne soit bien sûr que d’apparence, et plus logique qu’il n’y paraît. Somme toute, les passerelles entre gauche communarde et le bonapartisme (Bastelica) ou le boulangisme (Rochefort), sont historiquement avérées, et pas si surprenantes sur le plan des idées. Un paradoxe apparent, donc, Passet évoquant également la « nécessité d’un nouveau Conseil national de la résistance », son modèle de pragmatisme en politique, qu’il a chevillé au corps et épinglé sur son costume – la croix de Lorraine du RPF gaulliste de 1947, symbole de guerre devenu simple pin’s commémoratif – et dans lequel il voit « l’équivalent d’une union sacrée entre alliance entre gauche du travail, et droite des valeurs ». Pour ce militant RIF, qui prépare actuellement un doctorat de géopolitique, « Marine Le Pen incarne ce pragmatisme, elle est la seule. » Il l’a d’ailleurs suivi jusqu’à Nice, en septembre dernier, comme simple spectateur de ses Journées d’été, la rentrée politique de la présidente du FN, organisée à l’Acropolis devant deux mille partisans.

Les intervenants comptent également, cet après-midi, Karim Ouchickh, l’un des conseillers politiques de Marine Le Pen, membre du RIF, et qui introduit ce congrès. Le suivent Véronique Hervouët, écrivain-essayiste, ex-MRC, puis candidate DLR aux élections européennes en Île-de-France ; Julia Buchmann, commerciale, du RIF d’Alsace, partisane d’un « souverainisme avec à sa tête Marine Le Pen et ses éclaireurs, contre le véritable Ancien Régime que constitue le mondialisme » ; Alexandre Delport, cadre de la fonction publique, ancien responsable du MPF des Yvelines (2005-2011). Deux âges d’un même souverainisme se suivent à quelques minutes d’intervalle : Jean et Julia Roux, le premier, expert-comptable, auteur notamment de La Grande braderie du patrimoine public français, membre du RIF, la seconde, sa fille, travaillant dans le commerce international, trilingue accomplie, et future candidate aux élections législatives à Draveil (Essonne) contre Georges Tron, l’ancien ministre. Viennent ensuite Christian Vauge, ancien détaché en mission à l’ambassade de France au Brésil, professeur honoraire aux universités, membre de l’éphémère Parti populaire pour la démocratie française (PPDF) giscardien, au début des années 1980, puis successivement RPR et UMP, auquel il participe lors de la campagne présidentielle de 2007 aux commissions techniques sur les énergies renouvelables ; Anne Jacquemin-Cloutiers, responsable Internet des Manants du roi (un site orléaniste), cadre supérieur licenciée d’un groupe industriel, en froid contre ce « mondialisme qui détruit tant d’emplois, dont le (sien), tant qu’à faire » ; enfin, Philippe Baconnet, un ancien responsable aquitain du FN, dont la première adhésion remonte à 1984, passé au MNR puis au RPF de Pasqua, candidat à la députation en juin prochain à Ribérac (Dordogne).

Mais in fine, c’est une personnalité extérieure au SIEL qui est le plus attendue : Marine Le Pen. La présidente du Front national, et candidate à l’élection présidentielle soutenue par ce mouvement, y fait en effet un discours bref (vingt-cinq minutes) où elle rappelle les convergences de vues déterminantes entre son mouvement et tout ce courant du « souverainisme déçu », en quelque sorte. Venant la précéder à la tribune, l’écrivain Renaud Camus, président du Parti de l’Innocence, rappelle combien sont d’actualité certains des néologismes dont il est l’auteur – du « grand remplacement » à la « décivilisation » – et dont les conséquences lui paraissent visibles dans la société française contemporaine, par la « nocence » (nuisance) qu’ils y apportent. D’autres soutiens moins politisés, telle cette professeur d’université et journaliste de Closer, ancienne supportrice d’Alain Madelin en 2002, tâcheront de montrer qu’une aile libérale peut coexister aux côtés du SIEL, et, donc, de la stratégie de Marine Le Pen. Exercice de style difficile, pour le moins. Moins attendu, peut-être, Aymeric Chauprade, ancien professeur au Collège interarmées, débarqué en 2009 par Hervé Morin (alors ministre de la Défense) suite à ses prises de positions géopolitiques, est venu soutenir publiquement l’initiative du SIEL, par un message lu à la tribune par Paul-Marie Coûteaux, lors du discours de ce dernier.

 

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